20 mai 1915

Le 20 mai 1915                                 

 

Ma chère maman,

 

Alors, voilà, Gaston est parti ! Ne te désespère pas ma chère maman, tu vois bien que je m’en suis sorti et pendant 7 mois ; ce qu’il faut, c’est avoir la persuasion intense que l’on revient et cela arrivera. Je suis appelé moi aussi, et d’un jour à l’autre dès que mes dents seront soignées, je t’assure que je repartirai sans trop d’appréhension.

J’ai bien envoyé à René un billet de 5f je ne comprends pas pourquoi il ne l’a pas reçu, pour le moment je ne puis lui en envoyer d’autre ; quelques plus ou moins vague vaguemestre a du s’en rendre possesseur. C’est réellement malheureux.

Tu m’enverras dès que tu l’auras l’adresse de Gaston, je lui écrirai immédiatement.

Vas voir souvent tante et grand-mère, ne crains pas de les déranger, ils sont, tu le sais mieux que moi, très gentils pour nous.

As-tu toujours des écritures ? J’espère que oui, et j’en suis content car quand tu écriras tu te feras un peu moins d’idée noire, et pourtant tu ne devrais pas être trop triste, si tu avais comme l’assurance que nous reviendrons tous les trois.

De bons baisers chez tante et cousine, les plus affectueux pour toi de ton fils

Henri

10h jeudi 27  Ma chère enfant, j’ai ta lettre – suis très occupée, je sors et laisse un mot à M Duret pour qu’il voir l’Insp.- Je ne puis voir le Proviseur aujourd’hui.- Je vais bien et commence les préparatifs pour déménager dimanche- J’ai reçu une caisse de x et n’ai pas encore écrit. Ecris pour moi et remercie Albert, je lui écrirai ces jours-ci et t’écrirai longuement. J’avais cette lettre dans le panier avec du beurre tout a été tâché. Mille baisers T

J’ai reçu lundi aussi ta lettre

Baisers pour mon tout petit chéri  

 

 

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